15 dictées courtes à faire pendant les vacances d’été (niveau 3e)
15 dictées courtes à faire pendant les vacances d’été (niveau 3e)
En tant que professeur de français, je sais que les vacances d’été sont faites pour se reposer. Mais je sais aussi qu’en deux mois sans écrire un seul mot, les réflexes orthographiques fondent comme une glace au soleil. Ces 15 dictées courtes de niveau 3e sont conçues pour garder le cap vers le brevet sans transformer juillet et août en corvée. Dix minutes, un stylo, un parent qui dicte (ou un fichier audio) : c’est tout ce qu’il faut.
Pourquoi ces 15 dictées de niveau 3e sont idéales pour l’été
Les dictées de niveau 3e contiennent en moyenne 90 à 150 mots. J’ai calibré chacune des miennes entre 90 et 130 mots, soit 10 à 15 minutes montre en main. Les dictées courtes de 80 à 150 mots sont plus efficaces pendant les vacances d’été qu’un long texte décourageant. Le but est simple : entretenir la mémoire orthographique sans gâcher les vacances.
Les dictées aident à préparer le brevet des collèges, et les dictées renforcent l’orthographe, la grammaire et la syntaxe. Au brevet, la dictée vaut environ 10 points sur 100 en français : c’est une partie de l’épreuve où l’on peut grappiller des points « faciles » à condition d’avoir travaillé les bases en avance. Les dictées doivent travailler les accords complexes et les homophones, qui sont les deux sources principales de fautes chez mes élèves.
Il est possible de varier les séances de dictées avec différents thèmes : ici, vous trouverez de la plage, du jeu vidéo, de l’écologie, du collège, du voyage. Les textes sont inspirés de thèmes classiques du brevet, mais avec un côté concret et actuel pour que l’élève se sente concerné. Le parent peut lire la dictée à voix haute, ou l’élève peut travailler en autonomie grâce à un enregistrement audio. Après chaque texte, une explication détaillée permet de comprendre chaque piège et de transformer ses erreurs en compétences durables.

Comment utiliser ces dictées pendant les vacances
Je conseille un rythme de 2 à 3 dictées par semaine, plutôt le matin ou en début d’après-midi, quand la concentration est au rendez-vous. Pratiquer 1 à 2 dictées par semaine est recommandé comme minimum. Une pratique régulière de courtes dictées est plus efficace qu’une séance longue la veille de la rentrée. Le temps d’entraînement quotidien recommandé est de 5 à 10 minutes, et une dictée dure environ 10 minutes : c’est parfaitement compatible avec un emploi du temps de vacances.
Voici la méthode que je recommande :
- Première lecture : le parent lit le texte en entier, sans ponctuation, pour que l’élève comprenne le sens global.
- Deuxième lecture : phrase par phrase, en marquant les signes de ponctuation (virgules, points, deux-points).
- Relecture : l’élève relit seul pendant 5 minutes. Écouter attentivement pendant la dictée est crucial, et corriger ses erreurs après chaque dictée est essentiel.
Alternez entre écriture sur cahier et sur ordinateur pour varier les plaisirs, mais l’écrit à la main reste préférable pour ancrer l’orthographe. Le parent peut se munir de deux stylos : rouge pour les fautes d’orthographe lexicale, bleu pour les erreurs de grammaire (accord, conjugaison, homophones). Cette correction visuelle aide l’élève à repérer ses types de difficultés.
Il existe d’ailleurs plusieurs formes de dictées selon les objectifs. Une dictée préparée inclut une analyse des difficultés en amont, une dictée négociée implique un travail en groupe (excellent entre frères et sœurs !), une dictée flash ne dépasse généralement pas une phrase, et une dictée audio dure entre 90 et 150 mots. Des dictées courtes de 50 à 80 mots sont aussi idéales pour les élèves de 3e qui veulent un format encore plus rapide. Vous pouvez aussi proposer des petits défis : lire régulièrement aide à mémoriser l’orthographe des mots, alors pourquoi ne pas associer chaque dictée à la lecture d’un chapitre de roman cet été ?
Dictées 1 à 5 : début d’été et révisions de base
Cette première sélection de cinq dictées travaille les difficultés incontournables du brevet : accords dans le groupe nominal, accords sujet-verbe, temps du récit (imparfait et passé simple), homophones courants. Les thèmes des dictées incluent histoire, littérature et science, mais j’ai choisi ici des sujets proches du quotidien estival pour que tout le monde y trouve son compte. Chaque texte est suivi de commentaires pédagogiques détaillés.
Dictée 1 – Sur la route des vacances
Ce matin de juillet, les valises bleues et les cartons avaient été entassés dans le coffre. Sur l’autoroute, les panneaux lumineux annonçaient des embouteillages. Leurs yeux fatigués scrutaient l’horizon, tandis que le GPS indiquait encore trois heures de trajet. Ces routes, qu’ils connaissaient par cœur, leur semblaient interminables. Son père, qui conduisait depuis l’aube, serrait le volant de ses mains crispées. Ses enfants, installés à l’arrière, regardaient défiler les champs de tournesols dorés et les villages paisibles. Sont-ils enfin arrivés ? Non, il restait encore un bout de chemin.
Explication pédagogique :
Dans « les valises bleues », l’adjectif de couleur simple s’accorde en genre et en nombre avec le nom. « Leurs yeux » : « leurs » est un déterminant possessif pluriel (plusieurs yeux), à ne pas confondre avec « leur » pronom invariable. « Ces routes, qu’ils connaissaient par cœur » contient une proposition subordonnée relative introduite par « que » (COD de « connaissaient »), dont l’antécédent est « routes ». « Son père, qui conduisait » : le sujet « père » est éloigné du verbe « serrait » par la relative, mais l’accord reste au singulier. « Sont-ils » : homophone « son / sont » – ici c’est le verbe être conjugué au présent. L’imparfait (« conduisait », « scrutaient ») exprime la description, le cadre ; le plus-que-parfait (« avaient été entassés ») marque l’antériorité.
Pièges à retenir pour le brevet : la distinction « ses / ces » et « son / sont » tombe quasiment chaque année. Repérez si le mot peut être remplacé par « ses propres » (possessif) ou « ceux-là » (démonstratif).
Dictée 2 – Une après-midi à la plage
Les vagues, qui s’écrasaient sur le sable fin, avaient creusé de petits sillons. Les serviettes que nous avions étendues séchaient au soleil. Un parasol rouge, planté de travers, projetait une ombre insuffisante. Les mouettes, dont les cris perçants résonnaient, tournoyaient au-dessus des baigneurs. Ma sœur, allongée sur le ventre, lisait un roman qu’elle avait emprunté à la bibliothèque municipale. Les châteaux de sable, élevés avec patience par les plus jeunes, s’effondraient sous l’assaut des vagues. Le vent, qui soufflait depuis le large, apportait une fraîcheur bienvenue.
Explication pédagogique :
« Les serviettes que nous avions étendues » : le participe passé « étendues » s’accorde avec le COD « que » (mis pour « serviettes », féminin pluriel), placé avant l’auxiliaire avoir. C’est l’accord le plus sanctionné au brevet. « Les mouettes, dont les cris perçants résonnaient » : « dont » est un pronom relatif complément du nom « cris ». La proposition principale est « les mouettes tournoyaient », le reste est subordonnée relative. « Élevés avec patience » : participe passé employé comme adjectif, accordé avec « châteaux » (masculin pluriel). Les noms en -eau forment leur pluriel en -eaux (châteaux, bateaux).
Pièges à retenir pour le brevet : quand le COD est le pronom relatif « que » placé avant avoir, cherchez toujours l’antécédent pour accorder le participe passé.
Dictée 3 – Révision avant le brevet blanc
Théo aurait voulu sortir, mais il fallait qu’il relise ses fiches de grammaire. Il se demandait où il avait rangé ses annales. Ses amis lui envoyaient des textos : « Tu viens ou tu restes ? » Il hésitait. Ce qui l’inquiétait, c’était cette épreuve qu’il n’avait pas préparée. Il faudrait qu’il sache distinguer les homophones, qu’il maîtrise la conjugaison du subjonctif et qu’il révise les règles d’accord qu’on lui avait enseignées. À ce rythme, se disait-il, la préparation serait terminée à la fin de la semaine.
Explication pédagogique :
« Il fallait qu’il relise » : après « il faut que », on utilise le subjonctif présent (« relise », pas « relit »). « Où il avait rangé » : homophone « ou / où » – ici, « où » est un adverbe de lieu (remplaçable par « à quel endroit »). « Cette épreuve qu’il n’avait pas préparée » : participe passé avec avoir, COD « que » (= épreuve, féminin singulier) placé avant, donc accord. « Ce qui l’inquiétait, c’était… » : « ce » est un pronom démonstratif sujet de « était », tandis que « se disait-il » utilise « se », pronom réfléchi du verbe pronominal. La phrase « qu’il sache… qu’il maîtrise… qu’il révise » montre trois subordonnées conjonctives complétives coordonnées, toutes au subjonctif.
Pièges à retenir pour le brevet : « ce / se » est un classique. Testez : si vous pouvez remplacer par « cela », c’est « ce ». Si c’est un verbe pronominal (se dire, se laver), c’est « se ».
Dictée 4 – Soirée jeux vidéo entre amis
Ce soir-là, ils se sont connectés en ligne dès vingt et une heures. Ils se sont parlé longuement sur le chat vocal, puis ils se sont lancés dans une partie acharnée. Tous étaient concentrés. Toute hésitation pouvait coûter la victoire. Léa, qui ne jouait jamais aussi tard, surveillait l’heure du coin de l’œil. Ils ne se sont jamais ennuyés, car le jeu proposait sans cesse de nouveaux défis. À minuit, tout le monde a éteint son écran. Ils se sont promis de recommencer le lendemain, à condition que leurs parents ne s’y opposent pas.
Explication pédagogique :
Les verbes pronominaux au passé composé sont le terrain de jeu favori du brevet ! « Ils se sont connectés » : « se » est COD (ils ont connecté eux-mêmes), donc accord avec le sujet. « Ils se sont parlé » : « se » est COI (on parle à quelqu’un), donc pas d’accord – le participe reste invariable. « Ils se sont lancés » : « se » est COD, accord. « Ils se sont promis » : « se » est COI (promettre à quelqu’un), invariable. « Tous » (pronom, masculin pluriel) vs « toute » (déterminant, féminin singulier devant « hésitation »). « Tout le monde a éteint » : le verbe reste au singulier car « tout le monde » est un sujet singulier, même s’il désigne plusieurs personnes. N’hésitez pas à lire notre article sur les fonctions grammaticales pour aller plus loin.
Pièges à retenir pour le brevet : pour les pronominaux, posez-vous la question « se = qui ou à qui ? ». Si c’est COD, on accorde. Si c’est COI, pas d’accord.
Dictée 5 – Promenade en ville un soir de canicule
La chaleur n’avait pas diminué malgré la nuit. La plupart des passants marchaient lentement, cherchant un peu de fraîcheur. Les fontaines, prises d’assaut, reflétaient les vitraux illuminés de la cathédrale. Beaucoup de terrasses étaient bondées. Des serveurs apportaient des plateaux chargés de verres dans lesquels tintaient des glaçons. Un vieil homme murmura :
- Il fait encore trente-huit degrés à cette heure-ci. Les volets restaient clos, les tuyaux d’arrosage étaient interdits. Quelques enfants, pieds nus sur les pavés tièdes, riaient en se poursuivant. Cette canicule, qui durait depuis une semaine, semblait ne jamais vouloir prendre fin.
Explication pédagogique :
« La plupart des passants marchaient » : avec « la plupart de + nom pluriel », le verbe s’accorde au pluriel. Même logique pour « beaucoup de terrasses étaient ». Ce sont des locutions quantitatives fréquentes au brevet. « Les vitraux » : pluriel irrégulier de « vitrail » (comme travaux, coraux). « Les tuyaux » : pluriel régulier en -aux des noms en -au/-eau. Le tiret de dialogue et les deux-points introduisent le discours direct : la ponctuation est notée au brevet, ne l’oubliez pas ! « Prises d’assaut » : participe passé employé comme adjectif, accordé avec « fontaines » (féminin pluriel). L’imparfait (« marchaient », « étaient ») installe le décor ; le passé simple (« murmura ») marque l’action ponctuelle.
Pièges à retenir pour le brevet : les pluriels irréguliers en -al → -aux et en -ail → -aux reviennent régulièrement. Faites-en une liste dans votre carnet.

Dictées 6 à 10 : consolider grammaire et conjugaison niveau brevet
On passe à la vitesse supérieure. Ces cinq dictées introduisent davantage de subordonnées, de participes passés avec avoir, de pronoms relatifs complexes et d’homophones grammaticaux. Le mode d’emploi reste le même, mais les phrases gagnent en structure et en longueur, comme dans les textes littéraires que l’on rencontre à l’épreuve du brevet. Je varie aussi les types de textes : narration, description, réflexion personnelle.
Dictée 6 – Journée de stage d’observation
En juin, Inès avait effectué un stage dans un établissement vétérinaire. Son tuteur lui a expliqué qu’il faudrait arriver chaque matin à huit heures. Elle était tout étonnée par la quantité de travail. Les animaux, qu’elle avait observés toute la journée, semblaient lui faire confiance. Il paraît que ce métier demande une application rigoureuse et une patience sans faille. Sa tutrice, tout attentive, lui avait montré comment ausculter un chien qui refusait de se laisser examiner. Inès s’est dit qu’elle reviendrait l’année suivante.
Explication pédagogique :
« Il a expliqué qu’il faudrait arriver » : proposition subordonnée conjonctive complétive introduite par « que », COD du verbe « expliquer ». Le conditionnel « faudrait » exprime ici le futur dans le passé. « Elle était tout étonnée » : « tout » devant un adjectif féminin commençant par une voyelle reste invariable (= entièrement). En revanche, on écrirait « elle était toute surprise » (devant consonne). « Les animaux, qu’elle avait observés » : COD « que » (= animaux, masculin pluriel) avant avoir, donc accord du participe. « Inès s’est dit » : verbe pronominal « se dire », « se » est COI (dire à soi-même), donc pas d’accord.
Pièges à retenir pour le brevet : la règle de « tout » adverbe est un grand classique. Retenez : « tout » varie uniquement devant un adjectif féminin commençant par une consonne ou un h aspiré.
Dictée 7 – Randonnée en montagne
Nous avions gravi le sentier que le guide nous avait recommandé. À mille deux cents mètres d’altitude, les marmottes que nous avions aperçues s’enfuyaient entre les rochers gris-bleu. Quelle vue magnifique ! Les sommets enneigés, qu’elles contemplaient depuis le col, offraient un spectacle inoubliable. Quatre-vingt-dix minutes de marche les avaient épuisés. Le vent, devenu glacial, les obligeait à enfiler leurs vestes. « Qu’elle est belle, cette montagne ! » s’est exclamée ma mère, les mains rougies par le froid. Nous avons repris la descente avant que la nuit ne tombe.
Explication pédagogique :
« Le sentier que le guide nous avait recommandé » : ici le COD est « que » (= sentier, masculin singulier), donc « recommandé » s’accorde au masculin singulier. « Les marmottes que nous avions aperçues » : COD « que » (= marmottes, féminin pluriel), donc accord. « Gris-bleu » : adjectif de couleur composé, il reste invariable (pas de -s). « Mille deux cents mètres » : « mille » est toujours invariable, « deux cents » prend un -s car il n’est pas suivi d’un autre nombre. « Quatre-vingt-dix » : avec trait d’union (réforme ou non, les deux formes sont acceptées au brevet). « Qu’elle est belle » vs « quelle » : ici, « qu’elle » = « que + elle » (pronom exclamatif + sujet), à ne pas confondre avec « quelle » (déterminant exclamatif, comme dans « Quelle vue ! »).
Pièges à retenir pour le brevet : l’écriture des nombres en lettres revient souvent. Mémorisez : « mille » invariable, « cent » et « vingt » prennent un -s uniquement quand ils sont multipliés et non suivis d’un autre nombre.
Dictée 8 – Une soirée cinéma en plein air
L’écran, installé au fond du parc, projette soudain une lumière blanche sur les visages. Les spectateurs, ceux qui sont arrivés en avance, occupent les meilleures places. Celle qui est assise à côté de moi murmure quelques mots à son voisin. La nuit tombe enfin. On entend le bruissement des feuillages, puis le silence s’installe. Le film commence. Un frisson parcourt l’assemblée. Ceux qui avaient apporté des couvertures s’en félicitent. L’air fraîchit. Je regarde autour de moi : tout le monde retient son souffle.
Explication pédagogique :
Le présent de narration (« projette », « tombe », « commence ») surgit dans un contexte passé pour créer un effet de proximité : le lecteur a l’impression de vivre la scène. C’est une valeur du présent très appréciée dans les textes littéraires et fréquente au brevet. « Ceux qui sont arrivés » : pronom démonstratif « ceux » (masculin pluriel), suivi d’une relative. « Celle qui est assise » : féminin singulier. « On entend » : « on » entraîne un verbe au singulier (3e personne), à ne pas confondre avec « ont » (avoir). Pour identifier le noyau du groupe nominal dans « les meilleures places », c’est « places » (féminin pluriel), et c’est lui qui commande l’accord de l’adjectif « meilleures ».
Pièges à retenir pour le brevet : le présent de narration est souvent l’objet d’une question de langue. Sachez l’identifier et expliquer son effet.
Dictée 9 – Réseaux sociaux et vacances
Lorsqu’il se promenait sur la plage, Samir hésitait : devait-il profiter du paysage ou le filmer pour ses abonnés ? Quoiqu’il appréciât la beauté du lieu, il sortait machinalement son téléphone. Si ses amis voyaient ces images, ils seraient certainement impressionnés. Quoi que l’on fasse, les réseaux sociaux exercent une influence considérable. Évidemment, prudemment, il rangeait ensuite son appareil. Quelque belles que soient les photos, elles ne remplaceront jamais la sensation du sable tiède sous les pieds. Finalement, il décida de vivre pleinement cet instant, sans écran interposé.
Explication pédagogique :
« Quoiqu’il appréciât » (en un seul mot) = « bien qu’il appréciât », conjonction de subordination exprimant la concession, suivie du subjonctif imparfait. « Quoi que l’on fasse » (en deux mots) = « quelle que soit la chose que l’on fasse », pronom relatif indéfini + subjonctif. La distinction entre ces deux formes est un piège redoutable. « Si ses amis voyaient… ils seraient » : « si » + imparfait → conditionnel présent. Jamais « si j’aurais » ! Les adverbes « évidemment » (formé sur « évidente » + -ment), « prudemment » (formé sur « prudent », mais avec -emment car l’adjectif se termine en -ent) : retenez que -ant donne -amment, -ent donne -emment.
Pièges à retenir pour le brevet : « quoique » / « quoi que » tombe régulièrement. Astuce : si vous pouvez remplacer par « bien que », c’est en un mot.
Dictée 10 – Lecture nocturne sous la tente
En lisant son roman à la lueur de la lampe, Hugo oubliait le monde extérieur. La pluie, tombant régulièrement sur la toile, créait une mélodie apaisante. Les pages, jaunies et cornées, dégageaient une odeur rassurante. Ce livre, qu’il avait commencé et terminé en une seule nuit, l’avait transporté dans un univers fascinant. Absorbé, captivé, émerveillé, il se sentait invincible. Négligeant l’heure tardive, il refusait de poser ce récit qui le tenait en haleine. La fatigue, pourtant, gagnait du terrain.
Explication pédagogique :
« En lisant » : gérondif (en + participe présent), complément circonstanciel de manière, toujours invariable. « Tombant régulièrement » : participe présent, invariable aussi. En revanche, « apaisante » est ici un adjectif verbal, donc variable (il s’accorde avec « mélodie », féminin singulier). Le truc pour les distinguer : le participe présent peut avoir un complément (« tombant sur la toile »), l’adjectif verbal qualifie simplement le nom. « Commencé et terminé » : deux participes passés coordonnés avec avoir, dont le COD « que » (= livre, masculin singulier) est placé avant. Les deux s’accordent au masculin singulier. « Absorbé, captivé, émerveillé » : série de participes passés employés comme adjectifs, tous accordés avec « il » (masculin singulier).
Pièges à retenir pour le brevet : la distinction participe présent (invariable) / adjectif verbal (variable) fait partie des questions les plus fines de l’épreuve de langue.

Dictées 11 à 15 : se mettre au niveau des dictées du brevet
Ces cinq dernières dictées se rapprochent de l’esprit des dictées officielles du DNB : phrases plus longues, lexique un peu plus soutenu, structures proches de celles d’extraits d’œuvres littéraires. Une dictée bilan est une évaluation formelle des acquis : considérez cette série comme votre bilan de l’été. Chaque texte garde un thème concret (collège, famille, écologie, avenir), mais le style monte d’un cran. Après chaque explication, un mini-paragraphe « Pour aller plus loin » vous propose un exercice complémentaire pour maximiser vos chances de réussite au brevet.
Dictée 11 – Rentrée de septembre : retour au collège
La cour du collège bruissait de retrouvailles. Les élèves français et étrangers se mêlaient dans une joyeuse cohue. La salle dont ils gardaient le meilleur souvenir, celle dans laquelle leur professeur de français les avait fait réfléchir toute l’année précédente, leur semblait étrangement petite. On leur a distribué les manuels parmi lesquels figurait un recueil de nouvelles. Ce livre, qu’ils devaient lire avant octobre, allait constituer le socle de leur apprentissage. À la rentrée, chacun d’entre eux espérait secrètement obtenir un excellent classement au brevet.
Explication pédagogique :
« Les élèves français » : l’adjectif de nationalité ne prend pas de majuscule (contrairement au nom : « les Français »). « La salle dont ils gardaient le meilleur souvenir » : « dont » est pronom relatif complément du nom « souvenir ». « Celle dans laquelle » : pronom démonstratif + pronom relatif composé, construction fréquente dans les textes littéraires. « Les avait fait réfléchir » : « fait » suivi d’un infinitif reste invariable (règle du participe passé devant infinitif avec « faire »). « Chacun d’entre eux espérait » : verbe au singulier car le sujet est « chacun ».
Pour aller plus loin : réécrivez la première phrase en remplaçant « bruissait » par un verbe au passé simple, puis transformez la dernière phrase au discours direct (« Chacun se disait : … »).
Dictée 12 – Projet d’échange scolaire à l’étranger
Si Léa obtenait une bonne moyenne, elle partirait en Espagne au printemps. Elle y pensait chaque jour. Environ soixante-quinze pour cent des élèves de son école avaient déjà voyagé à l’étranger. Elle, en revanche, n’avait encore jamais franchi la frontière. Elle en rêvait. Si elle avait eu plus d’argent, elle se serait inscrite à un séjour linguistique plus long. Ses parents lui avaient promis qu’ils l’accompagneraient jusqu’à l’aéroport. Elle vérifiait sans cesse si elle n’avait rien oublié dans sa valise.
Explication pédagogique :
« Si Léa obtenait… elle partirait » : si + imparfait → conditionnel présent (hypothèse dans le futur). « Si elle avait eu… elle se serait inscrite » : si + plus-que-parfait → conditionnel passé (hypothèse irréelle dans le passé). Jamais « si + conditionnel ». « Elle y pensait » : « y » remplace un complément introduit par « à » (penser à l’Espagne). « Elle en rêvait » : « en » remplace un complément introduit par « de » (rêver de quelque chose). « Soixante-quinze pour cent des élèves avaient voyagé » : avec un pourcentage suivi d’un complément pluriel, le verbe se met au pluriel. « Ses parents lui avaient promis qu’ils l’accompagneraient » : « lui » est COI (promettre à quelqu’un), « promis » ne s’accorde pas.
Pour aller plus loin : transformez les deux phrases hypothétiques en utilisant le mode indicatif (présent + futur simple). Comparez l’effet produit.
Dictée 13 – Engagement écologique au quotidien
Les déchets sont triés chaque matin par la famille entière. L’eau est économisée grâce à des gestes simples. La démarche, entreprise depuis plusieurs mois, a responsabilisé chacun. Personne ne gaspille plus. Plusieurs voisins, encouragés par leur exemple, ont adopté un mode de vie plus durable. Les fruits, achetés au marché local, remplacent désormais les produits importés. L’environnement, que tout le monde prétend défendre, exige pourtant des efforts concrets et quotidiens. Chaque geste compte, aussi minime soit-il.
Explication pédagogique :
« Les déchets sont triés » : voix passive. Le sujet grammatical (« les déchets ») subit l’action. Le complément d’agent est « par la famille entière ». Le participe passé « triés » s’accorde avec le sujet (masculin pluriel). « L’eau est économisée » : même construction, accord au féminin singulier. « Chacun » : pronom indéfini singulier, le verbe qui suit est au singulier. « Personne ne gaspille » : « personne » = pronom indéfini négatif, singulier. « Plusieurs voisins ont adopté » : « plusieurs » entraîne toujours le pluriel. « Aussi minime soit-il » : subjonctif dans une concessive, structure soutenue.
Pour aller plus loin : transformez les deux premières phrases de la voix passive à la voix active. Qui devient le sujet ? Que devient le complément d’agent ?
Dictée 14 – Se projeter dans le lycée
Il imaginait que le lycée serait un monde nouveau dans lequel il découvrirait des matières qu’il n’avait jamais étudiées. La majorité des étudiants, pensait-il, travailleraient de manière plus autonome. Chacun d’entre eux devrait organiser son emploi du temps. Il doutait parfois de sa capacité à s’adapter. Leur professeur principal, qui les avait accompagnés tout au long de la troisième, leur avait répété qu’ils étaient prêts. Tout le monde souhaitait réussir. Les questions, sans doute nombreuses, trouveraient leurs réponses au tour à tour, au fil des semaines.
Explication pédagogique :
« Il imaginait que le lycée serait » : subordonnée conjonctive complétive, COD de « imaginait ». À l’intérieur, « dans lequel il découvrirait des matières qu’il n’avait jamais étudiées » : on trouve une subordonnée relative introduite par « dans lequel » (complément circonstanciel de lieu), puis une autre relative introduite par « que » (COD de « étudiées », accord avec « matières », féminin pluriel). « La majorité des étudiants travailleraient » : avec les noms collectifs, l’accord au pluriel est accepté quand on insiste sur les individus. « Chacun d’entre eux devrait » : toujours singulier. « Leur professeur… leur avait répété » : le premier « leur » est déterminant possessif (singulier car un seul professeur), le second est pronom personnel COI (invariable).
Pour aller plus loin : dans la phrase complexe commençant par « Il imaginait que… », identifiez et nommez chaque proposition (principale, complétive, relatives). C’est exactement le type d’analyse que l’on retrouve dans les annales du brevet de français.
Dictée 15 – Bilan d’un été studieux
Au bout de ces deux mois, il avait retrouvé confiance en sa maîtrise de la langue française. Les dictées qu’il avait réalisées, corrigées une à une, lui avaient permis de comprendre ses faiblesses. Il ne confondait plus guère « ce » et « se », ni « leur » et « leurs ». Les participes passés, qu’il redoutait tant, ne lui posaient plus de problème. Bien qu’il restât quelques difficultés, il savait désormais où chercher dans ses dictionnaires et dans sa mémoire. Il était prêt. L’épreuve de français du brevet, loin de l’effrayer, lui semblait enfin accessible.
Explication pédagogique :
Cette dictée réinvestit l’ensemble des notions travaillées cet été. « Les dictées qu’il avait réalisées » : accord du participe passé avec avoir, COD « que » (= dictées, féminin pluriel). « Corrigées une à une » : participe passé apposé, accordé avec « dictées ». « Ne… plus guère » : double négation littéraire (il n’y a presque plus de confusion). « Bien qu’il restât » : subjonctif imparfait après « bien que » – forme soutenue, mais parfaitement dans l’esprit du brevet. « Où chercher » : adverbe de lieu, à ne pas confondre avec « ou » (conjonction de coordination). La phrase finale contient « loin de l’effrayer » : infinitif précédé d’une préposition, avec « l’ » pronom COD.
Pour aller plus loin : réécrivez le dernier paragraphe au présent de l’indicatif. Observez quels accords changent et lesquels restent identiques. Si vous voulez une méthode complète de révision du brevet de français en une semaine, c’est le moment idéal pour s’y plonger.
Conseils de correction et suivi des progrès
La correction est la partie la plus importante du travail. Sans elle, la dictée n’est qu’un exercice mécanique. Voici ma méthode, testée en classe depuis des années :
- Comptez séparément les fautes d’orthographe grammaticale (accord, conjugaison, homophones) et les fautes d’orthographe lexicale (mot mal écrit par méconnaissance). Notez-les dans un petit tableau de suivi avec deux colonnes.
- Tenez un carnet d’erreurs : l’élève recopie chaque mot raté, écrit la règle à côté, et relit ce carnet une fois par semaine. C’est la forme d’apprentissage la plus efficace que je connaisse.
- Visez la régularité : quelques dictées bien corrigées valent infiniment mieux qu’un travail massif juste avant la rentrée. La compréhension des règles se construit dans la durée.
Pour compléter ces 15 dictées, n’hésitez pas à explorer d’autres ressources. Des dictées de brevet sont disponibles pour s’entraîner sur de nombreux sites. Dictaly propose des dictées gratuites et ludiques, ainsi que des dictées téléchargeables en PDF. Le site Ladictée.fr permet de faire des dictées sans inscription. Le site Orthoprof offre 10 à 15 tests par niveau. Des bibliothèques de dictées audio avec correction existent pour le niveau 3e. Une dictée par jour offre 21 dictées en ligne. Il existe même des dictées FLE adaptées pour les non francophones. Une dictée à corriger, qui contient des erreurs à identifier, constitue aussi un excellent exercice complémentaire pour varier les plaisirs. Vous pouvez également consulter une vidéo explicative sur les accords du participe passé ou envoyer un e mail à un professeur pour poser vos questions : la clé, c’est de ne jamais rester seul face à un doute.
Pour aller plus loin : s’entraîner avec Studelio et André
Ces 15 dictées sont un point de départ solide. Mais au fil des années, j’ai constaté que certains élèves ont besoin d’un accompagnement plus personnalisé pour transformer chaque erreur en apprentissage durable. C’est exactement pour ça que nous avons créé Studelio, une plateforme spécialisée pour les collégiens de la 6e à la 3e, entièrement dédiée au français et à la préparation du brevet.
Sur Studelio, André – notre professeur IA disponible 24h/24 – ne donne jamais la réponse. Il applique la méthode socratique : il pose des questions pour guider l’élève vers la compréhension par lui-même. Un élève qui confond « leur » et « leurs » ne recevra pas simplement la correction : André lui demandera d’identifier la nature du mot, de chercher le nom qu’il accompagne, et de retrouver la règle. C’est cette application concrète de la pédagogie active qui fait la différence. André s’adapte aussi aux profils atypiques (TDAH, DYS, HPI), et les parents suivent les progrès via un tableau de bord clair, le tout pour un coût bien inférieur à celui de cours particuliers en établissement ou à domicile avec des professeurs classiques.
Si vous avez aimé ces dictées et que vous voulez continuer à travailler l’orthographe, la grammaire et la rédaction cet été, testez Studelio gratuitement pendant 3 jours, sans engagement. Bon été, et bonnes dictées !